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Meilleur récit du mois de Décembre


Gabriel Touchette
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Bonjour à tous,

 

C'est sur ce sujet qu'aura lieu le tirage du meilleur récit du mois de décembre.

 

Le prix pour cette première édition du concours mensuelle des meilleurs récits Pêche QC sera une cuillère anti-herbe de type FishTrap pour Maskinongé

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Bonne chance à tous!

 

A vos claviers, prêt, composez :D

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Pour meubler un peu ce sujet, voici un texte que j'ai écrit il y a déjà quelques années. 

C'est un souvenir du temps que je fréquentais la région sud-est de Senneterre.

 

 

Lac Attic

 

 

Un x sur la carte pour ma douce. Je vais être là pour 8 jours. La petite Boler piaf derrière le Nissan. Le freighter trône sur le rack du petit camion. Mon 4hp Johnson est en forme. Yabadabadou, en route pour évacuer le stress et l'agenda chargé. C'est ma première fois avec la Boler. Tout un château en rapport avec ma vieille tente.

Il fait beau, je longe la rivière. Mon sourire est facile en voyant l'eau bleue. Ça veut dire qu'il me reste moins de 10 km avant de rejoindre le chemin de travers qui mène au lac. Ça va bien dans le dernier beau petit chemin de terre jaune. Il n'y a personne sur la plage. Je suis seul. Le lac est à moi. Un copain s'est fait un camps en haut d'une plage là où le lac connait un rétrécissement. Fabriqué par panneaux, il a tout fait chez lui et transporté ça de l'autre côté du lac. La porte n'est jamais barrée. Il y a une note sur la table. Tu peux utiliser la camp, le laisser propre et écrire ton nom et téléphone. Bon séjour. Bon, son camion n'est pas sur la plage. Il n'est donc pas à son camps.

Je débarque le canoé et installe le 4hp. La Boler est maintenant solide sur ses petits "jacks", tout près du bois.
J'installe même son petit auvent. Il est beau mon château. Je suis bien installé, et pas pressé. L'eau est transparente, le soleil est chaud et il n'y a pas beaucoup de vent. La vie est belle. Une bouffe et une petite frette en regardant ce magnifique paysage au delà de la fenêtre au dessus de la table. Je vais où, à droite, à gauche, en face? Aujourd'hui, ce sera à droite jusqu'à la passe. Un en cas et de quoi boire dans le sac à dos et c'est le départ. Pas beaucoup d'eau au bord mais le canoé se pousse bien. J'aime tellement cette belle eau translucide. Le tout touf du moteur est régulier et un Rapala me suit à bonne distance derrière. Ça m'étonnerait pas que plusieurs fantômes passent leurs vacances ici dans ce paradis. J'explore tous les coins et recoins sans être dérangé par les poissons. Au couché du soleil, je fais parti d'une superbe carte postale. Quand je lance mon leurre, le soleil fait briller la ligne sur toute sa longueur. Le lac est d'huile. Les mouches poivrent le ciel. Les cimes des arbres se découpent dans les rayons du soleil. On voudrait arrêter le temps, faire durer ce moment magique. Je me dis que le doré va peut-être s'activer maintenant que les rayons du soleil pénètrent moins dans l'eau cristaline. Non, pas encore, peut-être encore plus tard? Bon, on verra demain. Le canoe file vite avec le 4 hp et je franchis rapidement la distance me séparant de mon lit douillet. Il fait déjà sombre dans le château quand j'ouvre la porte. C'est en songeant au lendemain que je m'endors.

Pas besoin de réveil-matin ici, les tuis-tuis des oiseaux me réveillent en douceur. Aujourd'hui, je vais à gauche, complètement au bout du lac.
J'arrive à la passe, près du camps. Il est beau ce petit camps qui me regarde de haut. C'est pas large. L'autre portion du lac s'ouvre devant moi.
Je franchis cette partie du lac et tourne à droite là où le petit ruisseau arrive.
Le canoé vidé, j'emprunte le court portage. J'ai 3 voyages à faire sur une distance de deux à trois cents pieds. Le 16 pieds pèse environ 100 livres et se transporte bien avec le joug de bouleau que j'y ai mis.
Une fois réinstallé, je suis en route pour les îles à l'autre bout. C'est un coin que j'aime beaucoup pour le doré, bien sûr, mais aussi pour la beauté du paysage.
J'ai sillonné toute cette section du lac, toutes les profondeurs. La journée se passe bien et le lunch est tellement bon. Le soleil frappe fort et éclaire profondément dans l'eau. Encore entre des îles, ma montre me dit qu'il est temps de partir si je veux arriver avant la noirceur. Je contourne la dernière île et me colle au bord, à l'ombre de grandes épinettes. Mon sonar à gros pixels m'indique 3 gros carrés. Oupelaille, je fais un grand cercle et reviens sur mes pas. Le Rapala, derrière, ne me lâche pas. Fish on, le premier de toute la journée. Ho monsieur, il ne veut pas venir au bateau. C'est pas un méné. Il finit par s'engouffrer dans la puise. Il est si beau et surtout gros. Après toutes ces heures sans un seul coup, je récolte ce très beau doré. L'heure avance, je tourne et reviens encore sur mes pas. Fish on, ça tire autant. Il me semble que j'ai des frissons malgré la chaleur. Lui aussi finira dans le fond du canoé. Aussi beau et aussi gros que l'autre. Encore une petite passe, j'en avais vu 3 sur mon Humminbird. Au même endroit, le Rapala connecte encore une fois. Ça se peut-y? Bien oui, des triplets. Belles couleurs, bien agressifs, et beaux poids. Le soleil baisse. Boff une dernière passe. En me dépêchant au portage, je devrais arriver avant la nuit noire. Cette fois, j'ai beau zigzaguer dans le secteur, plus rien ne fait bouger le scion de ma canne. Bon, là ça urge, il faut que j'embraye pour le portage. Le canoé roule vite avec ce 4 hp. Le lac a 4 ou 5 km de long et environ un km de large. Je traverse au centre et suis la profondeur au sonar, 55 pieds, c'est sécuritaire. Je m'enligne pour le portage. Le sonar m'indique une remonté rapide du fond. Je coupe les gas. Trop tard, je viens de frapper une île à 6 pouces de la surface. Le bruit fait sauter des milliers de ménés. Je suis sur une île de roches rondes d'environ 6 à 12 pouces de diamètre. Je viens de briser une "shear pin" sur mon hélice. Décision rapide, je fais de la rame jusqu'au portage ou je répare sur l'île immergée? L'ancre à l'eau, je débarque. J'ai l'habitude et c'est assez vite réparé, dans les circonstances. Le soleil est disparu derrière les arbres. Ouais, j'aurais pas détesté jeter ma ligne ici avec tous ces ménés. Bon grouille, mon gars la "black none" va tomber. Tu ne verras plus ta trail bientôt.

Je traverse le portage et suis prêt à rependre la route. Il fait noir. La température est bonne et je distingue encore les contours du lac. J'arrive à la passe et peut encore me diriger dans la nuit. Je tente de rester au centre car à droite il y a une longue pointe de sable sous l'eau. Je vois un feu de camp en direction de ma roulotte. C'est bien là. Un gars s'amène au bord avec un fanal. Je ne vois plus rien. C'est un énorme flash dans la nuit. Je ne sais plus a quelle distance je suis du bord. Complètement ébloui par cette lumière, je ralentis au minimum. Le gars a compris. Il se place entre le fanal et moi. Là je vois bien et je remets les gas.

Il m'aide à accoster. Il a vite fait de voir mes trois prises. Ça débute bien la conversation. Je pèse ma grosse pêche, 7 3/4 livres, 7 3/4 livres et 7 1/2 livres. On parle poisson pour quelques minutes avec une petite frette offerte par la "visite". Ils sont 3 couples qui habitent l'autobus d'écoliers transformé en roulotte. Une gang de Barraute qui viennent souvent dans ce coin. L'autobus est vraiment à mon goût. C'est du beau travail. Ils ont tout ce qu'il faut. Je leur montre ma petite Boler. Un gars me dit en riant : "Heille, c'est bien plus grand en dedans qu'en dehors". Une Boler mesure 9 pieds en longueur et pèse moins de 800 livres. Je peux la déménager à bras. Je préfère tout de même prendre le petit Nissan pour aller dans le bois. lol C'est une coquille en fibre sur un "frame" de métal. Il y a frigidaire, poêle 2 ronds, évier, une table banquette qui se transforme en lit , un divan qui se transforme en lit 2 étages, enfin il y a tout ce qu'il faut pour être heureux. On a jasé longtemps auprès du feu de camp. Ils ont goûté à ma sorte de frette et moi j'ai pas détesté la leur. On allait passer plusieurs jours comme voisins sur cette plage.
Les filets de dorés prenaient pas mal de place dans mon petit frigo et m'assuraient plusieurs bons repas. La grosse paix et le houblon aidant, j'ai tout juste eu le temps d'enlever mes bas avant de tomber dans les bras de Morphée.

Les tuis-tuis m'ont sorti en douceur de mon sommeil, tout juste avant le son d'une camionnette qui arrivait. Le copain du camps vient d'arriver avec sa femme et sa grande fille. Je me souviens bien des journées qui ont suivi.  Mais ça c'est une autre histoire!

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Le 4 juin 2011.............

Et bien voici notre journée. (La fin est pratiquement le meilleur ).

Toute la famille a décidé d'aller à la pêche aujourd'hui (ma fille ne voulait pas y aller car elle voulait dormir mais elle changé d'idée par la suite). Nous devions y aller juste dans l'avant-midi ou un peu passé le dîner (disons 9h30 à 13h) mais en réalité, nous avons débuté vers 9h30 et terminé vers 20h30, et dire que le chien n'a pas fait de dégât .

En avant-midi, voici ce que nous avons capturé.

Ma fille, une perchaude sur son premier lancé et plus tard, son premier brochet à vie.

Ma conjointe à de son côté capturé également son premier brochet à vie et une perchaude.

Mon garçon a encore gagné notre duel (même si j'ai dû démêler les lignes des autres, déprendre les leurre ici et là...mais pas d'excuses ). Voici ce qu'il a capturé: 3 perchaudes et 4 brochets (un vers 19h30).

Et finalement, j'ai capturé 2 brochets et 2 achigans (remis à l'eau et arrêté de lancer avec le leurre que je les ai capturé).

Et voici la partie intéressante. Mis à part que mon garçon a capturé un brochet vers 19h30, en même temps que cette capture, il y a une mongolfière qui attérissait sur la Baie McLaurin et qui nous criait en détresse :"help us, help us, quick, quick". Alors on prend la photo de mon gars avec son brochet et quittons rapidement en direction de la mongofière. Arrivé près de la montgolfière, le pilote un peu en panique nous demande de capturé sa corde qui pèse environ 30-40 livre (pendant que son passager prend plein de photos ). Je lui dit d'attentre 30 secondes pour que je tasse mes cannes. Il n'attends pas et lance sa corde directe sur le bout de mes cannes. Et FLACK, deux cannes à l'eau. Heureusement, il y en a une qui reste accroché après la corde. Mais malheureusement, je perds ma canne Abu Garcia Verdict monté d'un Quantum Accurist et de la PowerPro Braided 65lbs (l'ensemble était neuf de deux sorties GGGRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR! littéralement 250$ à l'eau). Un autre bateau arrive et attrape la corde, et essaye de libéré ma canne qui était pris après la corde (un beau Spro McStick flambant neuf). Je lui dit d'oublier le leurre et de couper la ligne. Nous avons cogné nos bateaux pas une mais deux fois (j'ai un bateau 2011 avec maintenant une puck ). J'ai tout de même pris le temps de remercier mes collègues à quelques reprises malgré le fait que j'étais maitenant furieux. La corde qui avait été lance aurait pu frapper ma conjointe en pleine face et ça aurait pu être très dangeureux. L'autre bateau réussi a accroché la corde (pas facile) et le pilote voulait qu'on l'apporte au débarcadaire. Quelques instants plus tard, la montgolfière est rendu assez haute, il y a beaucoup de tension dans la corde. Le pilote lui dit de lâcher la corde et cr*sse son camp sans dire merci à personne. Maintenant la question que je me demande, qu'elle était la situation de détresse s'il pouvait risquer de s'envoler de nouveau?

J'ai réussi à trouver une photo du pilote sur internet (j'avais pris de le temps de bien le regarder), j'ai trouvé son identité sur Facebook, trouver la compagnie qu'il travaille et contacté le président (voir propriétaire) pour lui expliqué la situation. Naturellement, je n'ai pas la raison pourquoi le pilote était en détresse mais le propriétaire m'a dit qu'il était pour lui parlé de la situation et qu'il était pour toute règler le problème (make things right). J'ai hâte de voir (lire espère) qu'ils me remboursent ma canne.

Merci encore aux deux personnes qui m'ont aidé a récuper une de mes cannes (deux cannes auraient vraiment fait mal). S'il y a quelqu'uns d'entres-vous qui a vu la situation ce soir, s.v.p. m'envoyer un PM en cas qu'on me demande s'il y avait des témoins.

 

SUITE DES ÉVÈNEMENTS

Et bien avec mes recherches avec Google et Facebook, j'ai retrouvé le conducteur dans l'espace d'environ 15 minutes. Comme j'ai dit, l'équipement était neuf. Il m'a demandé si j'avais encore les factures et me rembourserait ce que je j'avais. Le lendemain, je l'ai rencontré chez Sail et m'a donné la valeur totale de mon équipement plus mon leurre qui était resté après la corde de secours. biggrin.gif

Très sympatique comme gars en plus. Il m'a dit que c'est des choses qui arrivent et qu'ils assument tout le temps les dommages qui peuvent arriver.

La raison de son cri de détresse c'est que la mongolfière se dirigeait vers des terres inondées et avait peur de rester pris à cette endroit. Son camion n'aurait pas pu les suivres et récupéré la montgolfière.

Très satisfait de la tournure des évènements. D'ailleurs, c'est à ce moment que j'ai acheté ma première Mojo Bass...maudit que ça m'a coûté cet incident...lol.

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Mon recit sera court mais efficace.

C'etait par une belle journee du mois mai que moi et migthy etions sur le reservoir gouin. Ont avaient divisé le groupe en deux, moi avec pikeman et Mighty avec c'est deux accolyte. Pendant que moi et pikeman prenions du brochet a volonter, Mighty se tappais une bredouille.

Fin

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Invité Jack28

JE N'AURAIS JAMAIS DÛ ME LEVER

 

Il y a de ces journées où on devrait demeurer dans de chaudes couvertures confortables au lieu de se lever à des heures impossibles pour aller braver le froid d'automne (parfois le gel d'automne) seulement pour aller assouvir une passion, quelle qu'elle soit. Récemment, il m'est arrivé une longue et pénible série de mésaventures dans une seule et même journée que je voudrais oublier. 

 

Nous sommes deux dans une embarcation d'aluminium de douze pieds. Nous sommes sur une grande étendue d'eau où le courant mêlé au fort vent peut devenir rapidement un cocktail dangereux. Le but de cette journée est d'aller attraper des achigans à petite bouche. C'est un beau défi à relever et la journée s'annonce prometteuse!

 

Cinq minutes après notre départ de la rive, je décide de monter la vitesse de mon moteur électrique au maximum pour me rendre au fameux endroit de pêche poissonneux le plus vite possible. Tout à coup, mon moteur électrique cesse de fonctionner. Je le débranche de la batterie, je vérifie si le contact positif du moteur est bien lié avec la borne positive de la batterie et je rebranche le tout. Rien. Je dis alors à mon compatriote de jeter l'ancre pour que nous cessions de dériver, car j'ai l'impression que je devrai ramer. Je prends ma pince multifonctions et je dévisse la tête de mon moteur électrique pour vérifier les branchements. Mauvaise nouvelle : un fil est pratiquement coupé au complet et une grosse pièce de plastique et de cuivre est complètement fondue. Croyez-le ou non, ce n'est que le début...

 

J'appelle rapidement ma femme (enceinte de 7 mois...) pour qu'elle vienne me porter un autre moteur électrique (appartenant à mon père) pour que ma journée de pêche puisse continuer. Avec le recul, j'aurai déjà dû abdiquer. Satanée ténacité!

 

Je rame donc jusqu'au bord à contre-courant. En cette magnifique journée, j'ai découvert d'autres muscles dans mon dos dont j'ignorais l'existence. Un peu plus tard, ma femme arrive et se moque de nous abondamment. C'était de bonne guerre...Nous faisons l'échange de moteur et tout semble assez stable pour qu'on reparte. Après une vingtaine de minutes de navigation, nous arrivons à destination. 

 

Ici, au loin, on voit des gens arriver. Il y a une autre embarcation qui s'amène en même temps que nous au même endroit. C'est un de mes amis pêcheurs, alors pas de souci, tout ira bien. Je commence à pêcher. Bang, un bel achigan vient mordre à l'hameçon. Quelques minutes plus tard, un beau doré noir mord sur le même leurre. Ça annonce bien! Qu'est-ce qui pourrait bien venir troubler la quiétude de ce spot de pêche? 

 

 

Dans l'autre embarcation, mon ami tente du mieux qu'il peut de pêcher au même endroit que nous, mais ça semble difficile. En essayant de trouver un emplacement où il pourra jeter l'ancre et commencer à pêcher, le bateau de mon comparse heurte une grosse roche et demeure en suspension dessus! Il ne peut plus avancer ni reculer, car la roche l'en empêche. C'est alors qu'il pousse son moteur à pleine puissance dans le but de se sortir du pétrin. Le pied du moteur n'étant pas complètement submergé, l'eau éclabousse partout et son bateau fait un boucan du tonnerre. Heureusement, il réussit à s'en sortir et s'en va illico à un autre endroit moins dangereux. De notre côté, plus rien, plus aucune morsure, plus aucun poisson. Est-ce que le bruit du bateau de mon copain y est pour quelque chose? Je l'ignore et ce n'est pas important, ce qui est important est de prendre du poisson et présentement, ça ne fonctionne pas. Je dois trouver un autre spot. 

 

Je continue d'avancer vers l'ouest en espérant trouver un endroit où nous pourrons pêcher en toute quiétude. Je me fie à mon instinct et je dis à mon ami pêcheur de jeter l'ancre, car je vois des structures propices à l'achigan à petite bouche. Ce genre de structures rocheuses est aussi propice à d'autre chose : perdre beaucoup de leurres. C'est exactement ce qui est arrivé. Nous avons perdu quatre leurres à ce foutu emplacement. Là, je commence à devenir impatient. En lâchant quelques jurons, je décide donc de changer de place pour un endroit où il y a du poisson et peu de chance de perdre des leurres qui valent près de sept dollars chacun. Je ne suis pas encore au bout de mes peines, surtout concernant la valeur de mon équipement. Tenez-vous bien, le pire est à venir.

 

Enfin, je trouve un bel endroit de pêche avec plusieurs rochers qui sortent à la surface de l'eau et un bon courant avec des remous pour attraper de l'achigan à petite bouche. Après environ une vingtaine de minutes de pêche, je décide de lancer un peu plus loin de l'embarcation à un endroit que je n'avais pas prospecté auparavant. Je m'élance et SPLOUSH...Comment ça SPLOUSH? PARCE QUE MA CANNE, MON MOULINET ET MON LEURRE SE SONT PERDUS DANS LA FLOTTE! Eh oui, comme un débutant, j'ai échappé tout mon attirail de pêche au fond de l'eau. Étant un pêcheur passionné et dépensier, vous vous doutez bien que je ne pêche pas avec une canne et un moulinet à dix dollars l'ensemble. De son côté, mon ami rit tellement qu'il en pleure. Pour ma part, j'ai le visage livide, sans expression, je prends ma canne de rechange que j'apporte toujours avec moi et je continue à pêcher comme si rien n'était arrivé. Je bous de l'intérieur, qu'est-ce que je dis, je rage, je suis sur le bord de la perte de contrôle quand soudain, un poisson vient mordre à l'hameçon de mon ami. Je lance et j'en attrape un moi-même. Au moins, c'était un bon spot...

 

 

Quelle journée, n'est-ce pas? J'ai longtemps hésité à la raconter, mais je suis quelqu'un qui assume totalement ses maladresses et ses erreurs. Je me suis dis que je vous ferais rigoler un peu. Si on ne vaut pas une risée, on ne vaut rien, non?

 

Malgré tout, je n'aurais vraiment pas dû me lever...

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Octobre 2014

 

Une autre saison qui s'achève, avec ses hauts et ses bas, ses paysages à la beauté toujours renouvelée, ses moments de lumière chaude et intense, son lot de pénombres d'aube ou de crépuscule, ses nuages annonciateurs d'orages, ses bourrasques qui vous font vous rappeler que vous êtes tout petits sur ces immensités liquides, parsemées d'écueils, de courants et d'abyssales profondeurs toutes plus sombres les unes que les autres.

Une saison qui a éprouvé votre patience, aiguisé votre mémoire et votre sens de l'orientation, développé encore un peu plus votre habileté à naviguer et votre humilité en vous faisant comprendre que la nature ne sera jamais domptée.

Saison 2014, sous peu, probablement lors d'un matin froid et brumeux, je te serrerai tout contre moi pour te remercier de tous ses intenses moments partagés dans le respect l'un de l'autre.

Alors mon Amie, nous nous dirons À Dieu et nous souhaiterons la bienvenue à ta petite sœur qui se prénommera 2015.

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Comme je n,ai pas de nouvelle expérience de pêche d,ici l'ouverture de la pêche sur la glace dans mon bout, je vous envoie un vieux texte déjà parue sur un autre forum qui je crois bien avait eu une bonne acceuil bonne lecture.

 

Hey Monsieur !
 
Vous savez, la vie nous apporte en quelques sortes des leçons de part les scènes qu’il nous est donné de vivre. Il y a quelques années de cela l’une de ses scènes de la vie m’impliquant c’est produit. La scène ce déroule il y a environ quatre ans pendant la deuxième semaine de l’ouverture du doré en Estrie. Toujours est ‘il que je suis sur le bord de la rivière St-François, les deux pieds dans l’eau jusqu’à la fourche, il est 03h15 am puis le ciel au-dessus de moi est radieux. Le pool devant moi est magnifique les quelques comparasses qui profite de l’occasion ben d’adon, des personnes qui selon ce que je peux observer sont des habitués de la pêche nocturne. Alors que je décroche un doré jaune de taille acceptable, parviens à mes oreilles quelques son très évocateurs que le climat dans notre quiétude noctambule va bientôt changer du tout au tout. 
 
Ost… de Cal… de Tab…, j’arrive tu moé là, ost… y a pas lumière iccitte. Assurément un type chemine pour la première fois dans le sentier tordue qui emmène vers le pool pis je vous assure que cela n’est pas un initié. Ost…j’vous ai trouvé mes Cal…, c’iccitte le spot tab…. ! Y reste tu de la place Cib…? L’homme appareillé de multiple système de lumière illumine son espace rapproché de façon à ce qu’un hallow de lumière flou vienne diminuée notre vision personnelle qui n’était justement pas prêt à ça. Bon à ce moment y a pas due nous trouver très loquasse mais un peut perplexe. Ensuite notre homme parvient avec peine et misère à trouver une place le long de la rivière titubant ici et là dans la rivière, juste à la fin du pool là où l’eau ne cumule pas plus de 24’’, pis là où ce loge une énorme bille de bois elle repose là depuis plusieurs années. J’entend déjà dans la tête de boys, des rire et qu’il va tout perdre son gréement le tata. Évidemment à le voir évoluer l’homme n’a jamais mis les pieds dans une rivière en waders, y titube, ne garantis jamais ses pas et procède de façon trop rapide y va sûrement tomber maudit. Bof pourvus qu’il ne vienne pas s’installer près de moi ! Osto, y a pas fait un lancer pis y m’énerve déjà, comme anticipé y c’est pas passé beaucoup de lancer avant que notre homme perdre trois leurres. Ouin ! le fond mord ben icitte, Oup encore dans le fond Cal… Pendant que le temps avance et que la période d’activité des dorés approches tousse et chacun tente de faire avec notre morron de service qui maintenant coup le pool afin d’arrêter l’hémorragie dans l’hécatombe de son coffre à pêche qui en souffre énormément. Pas grave à en voire ses gréements y a pas l’air du gars qui va manquer à manger. Si la tendance ce maintient, à force de s’accrocher dans chacune de nos ligne y va ben avoir un dans gang qui va lâcher un Ouack, pis cela ne sera pas dans la dentelle. Oups, y viens juste de tomber, j’espère qui ne s’ai pas fait mal (non j’espère qui s’est fait mal), sti… qui n’est pas prudent, ou pas peureux le type. Évidement le vœu souhaité à son apparition de le savoir loin de moi ne s’exécutera pas, hey ti-gars, tasse-toi de là, je vais déprendre mon leurre du fond Cal… tu voix pas! Passe à droite, passe à gauche, maugères à chaque action qu’il fait bousculant l’ensemble du pool à savoir quand les dorés vont ben morde va jusqu’à insinuer que les pêcheurs présents retiennent de façon volontaire la capture des dorés pour ne pas qu’il est la bonne recette. Sti… de tab… arrête de te promener dans le pool pis ont va peut être avoir la chance ! Voilà les mots qui trottaient dans ma tête à cet instant maudit Colon. Alors un bon samaritain tente une vaine intervention avant que le tout dégénère, puis ce fait remettre à sa place assez savamment inquiète toi pas pour moi petit homme, mon chum Le grand Larry m’a tout dit, je connais ça la pêche moi les boys ! Comme notre zigoto ne semble rien vouloir comprendre certains pêcheurs quitte les lieux afin de ne pas tomber dans une guerre de mot qui pourrait mal finir, d’autres exaspérés décide de tenter leur chance un peut plus bas dans la rivière un secteur moins productif mais toutefois payant. Hey les gars vous lâcher de bonne heures, le meilleur reste à venir je vous dis ! Qu’y en a qui sont pas toff ! Ho une touche sur mon leurre, ok un beau doré de plus sur ma chaine Sti… y ma vue ! Ha non y se dirige vers moi. Ouin beau poisson ! En tentant de voir le leurre sur ma ligne. Hey le trapu, belle chaine ça, t’a l’air de ben pêcher à tu une passe passe à me donner moé aussi j’en veux du poisson ! Je peux te payer si tu veux, comment tu veux pour ton rapala $ 10, $ 12, Ok tu veux pas d’argent ! Ost… y est muet comme une carpe bon ben je vais m’arranger tu seul baptême, le monde est pas parlable icitte rente toi lès dans le c… ton rapala j’en est des coffres pleins gros cri… Après avoir résisté de tout mes forces à l’arrogance du type et calmé ma monté d’émotion avec la capture d’un autre doré voilà que je me retrouve fin seul avec le type en pleine lever du soleil qui ce pointe à l’horizon, merde qui me lès casse. Ost… mes botte coule, Cri.. y sont flenbette les Tar…Hey, hey, hey, j’ai quelque chose sa ligne Cal…, j’en ai un Tab…, je vous l’avais dit, j’ai pas besoin des autres moi dans vie quand je décide je l’ai. Après un petit moment là ou le type semble bien tranquille contrairement à ce que j’aurais pu croire, après la capture de son poisson plus d’activité, si non de petit maugréent venant de la rive. Hey Monsieur, Monsieur ! Monsieur svp, j’ai besoin d’aide venez m’aider svp, j’ai besoin de vous venez svp !!! Le timbre de sa voix était loin d’être provocateur ou bien mesquin, même je dirais tinté d’un fond de panique. À ce moment, je m’engage en sa direction afin de constater que notre pêcheur émérite a la main ensanglanté au maxi, il y a de visu deux grappins qui sont pris dans sa main droite et un petit brocheton qui lui gigote à plein régime afin de retrouver sa liberté. Le mec souffre énormément à chaque coup de tête du poisson, le type sur le bord de la panique est dans un état lamentable. Juste de voir la main ensanglanté du type danser sur les mouvements saccadés du brocheton qui lutte pour sa vie demeure pour moi un souvenir qui me hante à chaque sortie de pêche là ou j’ai à manipule le poisson avec un leurre dans la bouche. Du calme, du calme mon ami, y a pas de problème nous allons arranger cela du calme… Cr… sa saigne, pis y veut pas arrêter le Ca…! Du calme mon ami, y faut garder la tête froide là, juste un peut de contrôle pis cela sera fini ! Après avoir libéré le brocheton de l’emprise des grappins du rapala, une courte évaluation de la situation s’impose. Ok cela n’est pas très grave, le type deviens de plus en plus pâle, même qui pâlie à vue d’œil. Hey tiens bon l’ami, y faux pas me laisser tomber cela est bientôt terminé mon homme, j’ai besoin de toi reste bien avec moi. Comme les deux hameçons des deux trépieds sont passés littéralement à travers la peau de la paume de la main de notre homme, il est facile pour moi de couper les pointes des hameçons avec mes pince et de dégager le pêcheur de sa triste situation à la lueur du soleil qui ce pointe au-dessus de l’horizon. Je calme le jeu à nouveau auprès de mon patient en appliquant des compresses en papier mouchoir sur les plais laisser par le leurre meurtrier. Il ne restera qu’a voir à bien désinfecter les plais et même selon moi de vérifier si un traitement pour le Tétanos ne serais pas de circonstance. Alors que je rangeais mes choses afin de retourné dans le pool pour voir si y avait pas de chance pour faire de petit dorés tardif un dernier hey Monsieur parvint à mes oreilles comme  un appelle de reconnaissance du type qui gisait encore sur la rive, un merci à peine perceptible venant d’un homme qui n’était assurément pas habitué à en dire. Alors comme signe d’approbation je lui envoyer un signe de la tête en prenant bien soin de me frayer un chemin dans le pool avec toutes les précautions que cela demande. 
 
Alors réengagé dans ma passion du moment, la pêche au doré, une voix bien sentis me parvenait à nouveau de la rive celle-ci plus assuré que la dernière, Hey Monsieur, je crois bien que ce soir j’ai compris quelques chose ! Je crois bien que je n’étais pas préparé à ce que je croyais bien anodin, la pêche aux dorés en rivière de nuit. Je crois aussi que mon attitude n’a guère été acceptable dans les circonstances même que j’ai carrément manqué de classe avec ce qui viens de m’arrivé, j’estime que malgré mes comportements de bum tu m’a grandement respecté dans mon épreuve. J’aimerais bien dans un autre temps être à la hauteur et pouvoir devenir un homme respectable comme je viens de le voir de ta part. Assure toi  bonhomme que ce que tu viens de voir de moi cette nuit ne ce répètera plus dans mes futurs expériences de vie, je tenterais de posséder les connaissances requise et les habiletés demandées afin de ne plus me placer dans une situation dangereuse pour moi et les autres types dans les entourages. 
 
Ce moment un peut scénarisé de ma vie me reviens à chaque début de saison de pêche aux dorés là ou j’enfile mes bottes pantalon et me dirige dans la rivière, alors qu’il y a tout près de moi de nouveau type qui considère que cette situation de pêche est accessible à tout le monde alors juste un petit mots pour vous les nouveaux dans le pool, svp venez pratiquer de jour avant de faire le grand saut de nuit, venez exploré l’endroit et tester bien votre matériel avant de vous placez dans une situation là ou vous pouvez vive des danger. A+  ;)  :)
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Une fois

 

Mon recit sera court mais efficace.

C'etait par une belle journee du mois mai que moi et migthy etions sur le reservoir gouin. Ont avaient divisé le groupe en deux, moi avec pikeman et Mighty avec c'est deux accolyte. Pendant que moi et pikeman prenions du brochet a volonter, Mighty se tappais une bredouille.

Fin

 Cette journée la a été tellement dure a vivre... C'est encore un deuil pour moi. Je me console en me disant qu'avec même une bredouille, mon brochet était 1" plus gros que celui de Dantoy!

 

Il faut apprécier les petites choses dans la vie hahahaha

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