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Un changement qui suscite de l’inquiétude  ?


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Bonjour !

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- 29-03-2022

Située au nord-ouest du Québec, entre Mont-Tremblant et Val-d’Or et accessible par la route 117 qui traverse complètement la réserve faunique La Vérendrye. Un immense territoire boisé et de lacs, d’une superficie de 14 000 km² reconnu pour la pêche au doré, mais aussi comme un paradis pour la pratique des voyages en mode de canot-camping.

Cette réserve faunique comporte plus de 4 000 lacs et près d’une centaine de rivières avec deux immenses réservoirs : Cabonga et Dozois qui alimentent le réseau hydrographique de la rivière Des-Outaouais.

Les parcours du réseau canotable se répartit sur 800 kilomètres dans cette réserve faunique. Une vingtaine de parcours en canot sont proposés dans un réseau de lacs et de rivières ponctués de 500 emplacements de camping rustique. Les possibilités pour organiser une expédition en autonomies complète en nature sont inégalées au Québec. Des périples de 2 à 10 jours où même davantage tout le long des lacs et des rivières de la réserve faunique La Vérendrye.

Il y a quelques semaines, la société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) a annoncé qu’elle reprenait la gestion des réservations de canot-camping à la réserve faunique La Vérendrye. 

Ces secteurs naturels sont très prisés par les adeptes pour cet activité et la nouvelle orientation administrative en a inquiété certains. 

 

Explications :

- Est-ce que la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ) va abandonner peu à peu les grands circuits destinés aux canoteurs expérimentés ? 

- Va-t-elle multiplier les prêts-à-camper et les autres infrastructures de glamping ? 

La SEPAQ a voulu se montrer rassurante. « On ne veut pas dénaturer cette activité, c’est une formule gagnante, affirme le porte-parole de la société, Simon Boivin. On veut juste rendre l’activité plus accessible, la mettre en valeur pour que ça profite aux amoureux de pleins-airs. » Auparavant, l’entreprise Canot-Kayak-Québec gérait les réservations de canot-camping à la réserve faunique La Vérendrye, ce qui comprenait la location d’embarcations. 

Marc-André Pauzé, photographe, peintre, écrivain et grand amateur de plein-airs, a discuté de la situation avec d’autres adeptes de canot-camping et a écrit une lettre à la SEPAQ et à Canot-Kayak-Québec pour exprimer l’ensemble de leurs inquiétudes. 

Plus de 540 personnes ont consignés cette missive. Elles craignent notamment de voir la SEPAQ abandonner les grands circuits de sept à dix jours pour se concentrer sur les petits circuits de deux ou trois jours, très populaires auprès d’une clientèle moins expérimentée et ainsi plus rentable. 

Simon Boivin a soutenu qu’il n’était pas question d’écarter les grands trajets. « Notre idée, c’est de faciliter l’accès au territoire pour justement enlever de la pression sur certains secteurs qui sont actuellement trop fréquentés, soit les lieux situés près de l’actuel centre de location », déclare-t-il. Il est notamment question d’ajouter au moins un autre site de location, et d’ainsi faciliter l’accès à un plus large territoire. La SEPAQ entend également offrir un service de navette pour certains trajets. M. Pauzé aimait notamment la souplesse du système en place, qui facilitait l’organisation de parcours dans l’arrière-pays. 

« On s’en va vraiment dans la nature sauvage, il faut savoir comment ça marche, une carte, une boussole, il faut savoir gérer son temps en expédition », déclare-t-il en entrevue. Il estime que la situation est bien différente dans la plupart des parcs de la SEPAQ, qui succombent selon lui à une « marchandisation » du plein air. « C’est comme si on était en train de transformer la nature sauvage en parcs d’attractions. La forêt est un décor naturel : c’est bien beau, mais on voit de plus en plus d’infrastructures qui s’installent. Et ce, au détriment de la nature sauvage et de l’expérience qu’on peut y vivre. » 

Les canots-campeurs expérimentés craignent également que la SEPAQ ne les oblige à déterminer à l’avance chacun des terrains de camping qu’ils entendent utiliser pendant leur expédition. « Ce n’est pas compatible avec une expédition de sept ou dix jours, soutient M. Pauzé. À la limite, c’est dangereux : on obligerait ainsi les gens à se déplacer dans l’arrière-pays alors que la situation ne serait peut-être pas propice à ça. Traverser un grand lac par grand vent… tu es mieux de rester où tu es et attendre que ça passe. » 

Encore une fois, Simon Boivin a voulu rassurer les gens. « Le système reste le même. Tu choisis un circuit de x jours, mais à l’intérieur de ce circuit, tu as la liberté de dormir sur le site que tu veux. Il y a plein d’endroits où tu peux t’arrêter. » 

Simon Boivin affirme que la SEPAQ et Canot-Kayak-Québec ont modifié leur partenariat d’un commun accord et que l’organisme va conserver un rôle de conseiller. « L’expertise de chacun est mieux utilisée, soutient-il. Nous, nous gérons les réservations, c’est ce qu’on fait. Eux, ils ont une sensibilité quant à ce que les canoteurs souhaitent faire, ou comment les choses peuvent être aménagées. » 

« Un changement, ça induit souvent de l’inquiétude. On le comprend. Ça part d’un attachement au territoire qu’on partage. On est conscients et sensibles à l’inquiétude qu’ont ces gens », dit M. Boivin. 

 

https://www.lapresse.ca › plein-airUn changement qui suscite l'inquiétude à la réserve La ...

https://www.sepaq.com/rf/lvy/canot-camping/index.dot?language_id=2

https://marcpauze.photoshelter.com/archive

 

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Bonjour !  Germminator.

Oui, je pense que c’est pour s’ajuster aux services offerts par les compétiteurs. Le plus grand centre de service pour la pratique du canot-camping en Amérique est en Ontario, plus spécifiquement dans le parc Algonquin. L’année précédente (2021), le gouvernement de l’Ontario a augmenté ses tarifs substantiellement pour l’accès aux parcours de canot-camping dans leurs parcs provinciaux. Je pense que les responsables de la SEPAQ, à la réserve faunique La Vérendrye ont vue une opportunité d’aller chercher cette clientèle de l’Ontario. Ça peut être positif s’ils investissent pour améliorer les structures d’accueils et de services. Mais ça risque d’avoir un effet à la hausse sur les tarifs des séjours pour les usagers d’ici.

 

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