Aller au contenu

Kazz

Membre
  • Compteur de contenus

    59
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Days Won

    4

Kazz last won the day on November 1

Kazz had the most liked content!

Réputation sur la communauté

221 Excellent

À propos de Kazz

  • Rang
    Habitué de Pêche QC
  • Date de naissance 1966-10-12

Profile Information

  • Sexe
    Homme
  • Région du Québec
    07 Outaouais
  • Ville
    Gatineau
  • Intérêts
    Pêche, camping, mycologie, histoire

Visiteurs récents du profil

Le bloc de visiteurs récents est désactivé et il n’est pas visible pour les autres utilisateurs.

  1. La viande de castor pris à ce temps-ci de l'année et en eau froide me fait beaucoup penser à du lièvre et de l'agneau. J'en ai pris sous la glace et en fin de saison, le goût est plus fort, ça goûte alors parfois l'écorce. J'en ai pris un dans un ruisseau qui traverse un champs de maïs et... surprise! La viande était plus pale et ce castor goûtait littéralement le porc. Ce castor s'attaquait aux pieds de maïs et mangeait des épis. Comme quoi, ce que le castor mange a un impact sur le goût de sa chaire.
  2. Avertissement : Ceci n'est pas une histoire de pêche... «Je gagnai les bois parce que je voulais vivre suivant mûre réflexion, n’affronter que les actes essentiels de la vie, et voir si je ne pourrais apprendre ce qu’elle avait à enseigner, non pas, quand je viendrais à mourir, découvrir que je n’avais pas vécu.» - Henry David Thoreau, Walden ou la vie dans les bois À pareille date l'an dernier, ce lieu qui se trouve quelque part entre la route 117 et le village de Clova le long du Chemin Lépine n'était qu'une plaine traversée par un humble ruisseau. J'avais eu une immense surprise de découvrir ce travail de castors lors d'un voyage de prospection plus tôt en octobre de cette année. Comme je veille sur une portion de cette route, j'ai poussé ma recherche en allant consulter des images aériennes du lieu, images qui datent de l'été 2018, et c'est un fait : ni le barrage, ni l'étang ne sont sur les photos! Le matin du grand départ, nous partions de Gatineau, je rejoins mon collègue Gilles à 6h30 du matin. Pas de temps à perdre, on pinne la remorque et on part! La route sera longue en distance, mais en bonne compagnie, à se raconter des anecdotes, le temps nous a paru court! Gilles est non seulement un ami, mais aussi un mentor que j'admire et respecte. Le chemin Lépine, il le connait comme le fond de sa poche. Il le fréquente depuis qu'il est enfant! Il devait bien être midi passé lorsque nous sommes arrivés sur les lieux. Encore là, pas de temps à perdre, on installe ce qu'il faut! Nous ne sommes pas là pour nous amuser! Loin de là! Me croyez-vous...? Ainsi, pendant plusieurs heures nous avons patiemment sillonné des chemins de travers, des sentiers forestiers afin de trouver des lieux qui nécessitaient nos soins. Le soir venu, nous nous arrêtons à la pourvoirie Maxime qui se situe directement sur le chemin Lépine. Le lac Maxime se révélait en cette heure-là d'une paisible tranquillité et d'une beauté à couper le souffle. C'est un réel plaisir de faire la rencontre des nouveaux propriétaires des lieux, Mario et Caroline, qui ont acquis la pourvoirie en août 2018. Je tiens à les remercier chaleureusement pour l'accueil et le repas qu'ils nous ont servis! Je me promets bien d'aller taquiner le doré et le brochet en ces lieux la saison prochaine! Quelqu'un veut venir avec moi? Au matin suivant, malgré la pluie, et puisque nous avons du temps devant nous, je m'attarde sur le bord de l'eau et je m'émerveille en découvrant des traces d'orignaux bien fraîches. À ce titre, nous avons eu la chance durant notre séjour de voir pas moins de trois orignaux le long du chemin! De retour au barrage, oh! Quelque chose a bougé, sauriez-vous dire quoi? Veiller sur une courte section du chemin Lépine relève de l'aventure. Il faut préciser que c'est là un style de vie que j'affectionne particulièrement, qui me permet de m'arrêter et de «sucer toute la moelle de la vie», comme l'a écrit Thoreau. Le castor est une chaire que j'adore cuisiner. J'ai plusieurs recettes! Celui-ci fut en partie préparé en marinade de vin rouge avec des baies de genièvre, puis cuit lentement pendant 4h30 à basse température avec de l'oignon, du paprika doux, de l'ail et des carottes. Je te retrouve très bientôt mon cher chemin Lépine!
  3. Ton spot de chasse? As-tu des contacts avec un trappeur pour prendre soin des coyotes?
  4. La date du 5 octobre 2019 était encerclée sur le calendrier de ma fille Miss MT! Oui, elle qui était souvent venue à la pêche n'avait pu se joindre à moi depuis bientôt presque trois ans! Université, travail, vie mondaine...! Mais là, elle était d'avis que Papa ne pouvait pas rater une journée de pêche au lac St-Pierre! Elle a donc pris les choses en mains! Quelques jours avant le grand jour, conversation entre moi et Maitre St-Pierre et une fenêtre d'opportunité s'est ouverte. Au matin du 5 octobre, on se lève tôt parce qu'il faut être sur les quais chez Gladu à 7h30! On voit qu'il fait froid dehors! Il faudra des vêtements chaud afin de passer cette journée d'octobre dans les vents du lac St-Pierre! Je compare cette journée de pêche à une partie de hockey, non seulement parce qu'il fera froid, non seulement parce que je suis un vrai fan du club Walleye de Toledo, mais surtout à cause de la structure qui s'est formée à bord! En effet, nous nous sommes constituée en véritable ligne d'attaque digne des plus redoutables trio de la LNH, chacun ayant sa position et son rôle bien défini! Le trio est composé de : Kazz, ailier droit, bon joueur de soutient, rapide autour du filet, un peu d'expérience de la grande ligue des pêcheurs de doré! Miss MT, recrue très prometteuse de la pêche au doré. A excellé dans les ligues juniors à la pêche à l'achigan et à la petite mouchetée. Jouera à l'aile gauche! Maitre St-Pierre, capitaine de l'équipe. Joueur de centre d'expérience, excellent passeur, et toujours prêt autour du filet. Avouez que de pouvoir compter sur une telle ligne offensive fait l'envie de bien des directeurs généraux des plus grandes ligues professionnelles! En bon vétéran, Maitre St-Pierre prend rapidement la recrue sous son aile. Il lui prodigue de nombreux conseils, allant jusqu'à suggérer qu'en la faisant jouer à sa gauche, il pourra ajuster sa technique et surveiller le mouvement de sa canne, parce que le doré, ça ne mord pas comme la mouchetée! Arrivé au premier spot secret, quelques petits dorés, des noirs et des jaunes montent à bord et retournent rapidement à l'eau. Puis enfin un de plus de 37 cm ira visiter la fond de la glacière, puis un brochet le suivra, quand soudain... La canne de Miss MT plie et s'agite. Premier défi, le frein du moulinet! Pas assez serré, voire pas assez fort du tout! Heureusement que notre capitaine veille et multiplie les conseils afin que la recrue ne perde pas cette prise qui s'annonce assez intéressante! Filet en main, j'observe le jeu de passe qui se déroule devant moi, voyant même le gros doré s'agiter dans l'eau! Après un combat qui dure quelques longues minutes, ça y'est, c'est dans le filet! C'est gros! Mais pas de temps à perdre, c'est photo et hop retourne à l'eau. Aucune mesure officielle, mais ça dépasse amplement le 60cm! C'est le premier doré qu'elle prend de sa jeune et prometteuse carrière de pêche! C'est comme compter un but à sa première présence sur la glace dans une ligue de pros! Ce qu'il y a de cocasse avec notre pêche, c'est que ça mordait, mais pas en grand nombre, mais quand ça mordait, c'était des beaux! Et il fallait toujours qu'il se dise ou se passe quelque chose afin de déclencher un peu d'action. Par exemple, Miss MT nous informe qu'elle a froid aux pieds, elle s'étire un peu et soudain, hop! Ça mord à sa ligne! Maitre St-Pierre nous dit qu'il a faim, il se sort un sandwich et hop! Ça mord, il en échappe son snack! Demandez-lui si c'est bon une sandwich au sable! Miss MT se débouche une canette, et hop! Ça mord! Ça nous a bien fait rigoler et fait imaginer quelques scénarios. Mais bon, il y a eu du sérieux aussi, notamment moi qui demeure concentré sur le jeu et qui ne parle pas beaucoup! Puis cette belle prise de notre vétéran capitaine qui a mis en valeur mes habiletés autour du filet! Et que dire de belle prise qui, mesure à l'appuie, dépasse amplement les 60cm! Pendant que nous étions affairés à longer un herbier, on voit une embarcation qui se dirige vers nous. Je pense alors qu'il s'agit peut-être d'un agent de la faune qui vient nous saluer parce que vraiment, c'est vers nous qu'il avance... Arrivé, il ralenti, il s'approche et il nous salue de la main. Je vois Maitre St-Pierre qui le salue aussi et qui dit : «Salut Bach! Alors Bach, je te présente Kazz, Kazz, je te présente Bach!» Chouette! Faire connaissance en vrai avec un de nos collègues du forum est toujours très agréable! Bach nous informe qu'il ira plus loin afin de taquiner un peu l'achigan. Nous on continue à traquer le doré. Miss MT a alors eu maille à partir avec un gros brochet (qui a été mesuré à la maison : 81cm). Je ne mets pas de photo afin que M. Le Protecteur puisse continuer la lecture de ce récit sans heurt. On aperçoit Bach au loin, notre capitaine décide de mettre le cap en sa direction afin de nous rapprocher d'un endroit prometteur puisque nous avions peu d'action là où nous étions. Je dis peu d'action, en fait, ça mord, mais on dirait que le doré ne vient visiter l'appât que du bout des lèvres. Nous n'arrivons pas à les ferrer convenablement. En nous approchant de Bach, je dis alors que ce serait bien drôle de lui en sortir un beau devant lui! Et c'est ce qui se produit; alors qu'on est tout prêt, la canne de Miss MT plie et hop! De là où il était, Bach a pu capturer l'instant au moyen d'une photo. Chemin faisant, nous arrivons enfin à prendre quelques beaux jaunes. Quelle belle journée! Maitre St-Pierre est ainsi un excellent joueur de centre, je vous l'ai dit, laissant ses deux ailiers se démarquer et scorer les buts, lui se concentrant à nous positionner, à fabriquer les jeux et à bien manoeuvrer autour du filet! On se met alors à mettre de la pression sur notre joueuse recrue en lui disant qu'on voulait voir un doré de 51 cm! C'est alors que le joueur de soutient que je suis décide de changer la couleur de son harnais à doré, de mettre un vers frais et je m'élance... En laissant tomber mon marcheur de fond et déroulant mon fil, bang! Ça mord d'un coup franc! Ça tire, j'anticipe que c'est un beau! Maitre St-Pierre contourne les obstacles, s'installe et ça y'est, c'est dans le filet... Mais il me dit : «Je pense qu'il est trop gros et qu'il devra retourner à l'eau...» On sort alors la règle officielle, on place le poisson et : Oui!! Le but est bon! Même pas besoin d'aller à la reprise!! Quelle belle prise! J'en suis assez fier! Le spot devient alors plus tranquille, le capitaine propose qu'on aille voir ailleurs, près d'une île, mais on ne vous dit pas laquelle... Ce sont alors des achigans à petite bouche qui se sont mis à mordre, puis un autre brochet qui s'en ira sur la glace rejoindre les deux autres, puis deux jaunes (38 et 41cm), puis des perchaudes picosseuses de vers (qui, on le rappelle, sont présumées être en déclin au lac St-Pierre)! Avec trois brochets, deux achigans et 11 dorés dans notre glacière (trois de 38-40 cm; sept entre 41-49 cm; un de 52.99999 cm), sans compter ceux de notre capitaine, proposition est faite vers 15h30 de rentrer à la pourvoirie. Que dire en guise de conclusion si ce n'est que de passer une journée de pêche père et fille en compagnie de Maitre St-Pierre est quelque chose de vraiment formidable. La chance de bénéficier de son savoir, de son expérience, de sa connaissance du plan d'eau est difficile à quantifier. Moi et Miss MT en ressortons la tête remplie d'anecdotes et de souvenirs et une envie de refaire ça encore et encore! Et quel lunch on s'est fait!
  5. Notre trio (Kazz, Miss MTKazz et Maitre St-Pierre ) aura aussi des choses à raconter! Un beau récit s'en vient!
  6. Je lance un appel à un capitaine esseulé! Prenez-moi à bord, ainsi que mon intrigante et mystérieuse co-équipière et vous serez non seulement un capitaine des plus heureux de votre journée qui sera remplie de rires et de bonne humeur, mais aussi vous serez celui qui remportera les grands honneurs!
  7. Monsieur x-rap, il s'agissait d'un très gros doré pris par le seul et incontesté Maître des lieux, L.St-Pierre et nous avons une photo - non truckée, ni photoshopée qui en témoigne! Le déshonneur dans lequel vous venez de me jeter impose que je vous convoque à un duel, et comme je suis bon joueur, je vous laisse choisir le moment et le lieu! Le perdant devra composer un éloge oratoire de l'autre, vantant ses mérites de pêcheur et de bon joueur!
  8. Est-ce toujours la même truite photographiée sous plusieurs angles? Bravo à madame la Capitaine Sylvie et à son matelot Mirage pour cette belle pêche! On vas-tu s'ennuyer de la truite cet hiver!
  9. Quand tu auras donné les coordonnées de ton spot à Lund, je m'engage personnellement à m'y rendre avec lui et faire un peu de ménage dans les brochets!
  10. Grand merci! Je donne et transmets simplement ce que j'ai reçu! Je mets en application une somme de conseils et de coaching dont j'ai bénéficié de la part de notre collègue du forum Mirage. J'ai utilisé un leurre que m'a recommandé un autre de nos collègues du forum, Méchant Malade André (André Morin). C'est en toute justice que je peux partager à mon tour un peu d'expérience et d'innovation.
  11. Troisième volet de notre séjour annuel de la fin août au Chevreuil blanc pour ma complice, je devrais plutôt dire ma vedette et moi. Vedette? Bien oui, Carole est désormais une véritable star de la pêche... Vous allez comprendre ce que je veux dire si vous lisez bien attentivement ce récit! 14h10, mardi le 27 août 2019, nous arrivons au pavillon d'accueil de la pourvoirie Chevreuil blanc. Une quinzaine de minutes plus tard, nous entrons dans notre chalet, le #20 situé sur le bord du lac des Camps. Un très bel endroit avec une vue magnifique sur ce petit lac à mouchetées. Pour ce premier après-midi de pêche, nous avions déjà pris la décision de débuter en grand, et nous rendre sur le majestueux lac Croche. Arrivés sur les quais, nous faisons connaissance avec un couple qui en sont à leur dernière journée et qui sont un brin découragés... Ils ont pris une demi douzaine de mouchetées, mais ils sont bredouilles d'arcs-en-ciel après avoir pêché sur le lac Croche, sur le lac Marion et les voilà pour une dernière tentative sur le Croche. Le monsieur me dit qu'un habitué de la pourvoirie lui a expliqué qu'au lac Croche, pour prendre du poisson, il faut demeurer dans une baie bien précise à droite des quais et ne pas perdre son temps et aller ailleurs. Son contact lui a aussi dit qu'il faut pêcher avec des petites Lake-Clear et un bas de ligne de 6 pieds suivi d'un hameçon et d'un vers. Je l'écoute poliment, et je dis alors au couple que sur ce lac, il y en a du poisson. Je sors alors mon Iphone et je leur montre quelques photos de notre pêche de l'an dernier, sans oublier de leur montrer la photo de la belle arc-en-ciel de 8 livres que Carole avait prise! [si vous ne l'avez pas déjà fait, aller lire, et voir surtout!] J'explique alors au monsieur le montage que j'utilise : chapelets 24 à 36 pouces précédé d'un plomb keel d'une once, le tout suivi d'un émerillon et d'un bas de ligne de 20 à 36 pouces muni d'un hameçon slow death et d'un vers, ou d'un killer crawler. C'est bien beau tout ça, mais... des chapelets de 24 à 36 pouces, il n'en a pas! Pas de problème pour moi, avec des agrafes, il peut se fabriquer alors un petit chapelet de cuillères ondulantes avec quelques Lake Clear! Il s'ajoute un plomb d'une once comme je lui conseille et il terminera son montage avec un bas de ligne plus court et un appât! Pendant que je lui parle, Carole est en discussion avec sa conjointe et lui explique qu'il faut dérouler au minimum un bon 75 à 80, voire jusqu'à 90 pieds de fil afin d'atteindre la bonne profondeur où se trouve la truite à ce temps-ci de l'année. 15h30, c'est un départ! Mais comme l'an dernier, il vente... et il pleut! Ouach...!!! Le vent souffle et afin de ne pas virer dans tous les sens, je mets mon Minn Kota en vitesse maximale. J'arrive à dérouler mon fil, je compte le nombre de pieds : 65... 70... 71... bang!! Une attaque! Mais le poisson n'est pas ferré. Je ramène tout de même ma ligne, et oui, mon vers est amoché. Je recommence alors, et je décide de dérouler 75 pieds et de rester là. Carole de son côté a déroulé 85 pieds de fil. Nous naviguons difficilement, nous passons devant le camps #26 et bang! J'ai une attaque vigoureuse! Et ça y'est, je l'ai ferrée! Le combat s'engage, je ramène et Carole n'a aucune difficulté à puiser notre première truite arc-en-ciel du séjour! Seul bémol, nos lignes se sont croisées et celle de Carole est toujours à l'eau et le vent nous pousse vers le bord. Pendant que je ramène avec mes mains la ligne de Carole, bang! Un poisson! Je ramène en tirant à deux mains et que vois-je? Un achigan de belle taille! On décide de le garder, il fera partie de notre entrée! Sur le quai du camps #26, un couple se prépare à s'aventurer sur l'eau, le monsieur nous demande si nous sommes en difficulté. Je réponds que non, et que nous sommes affairés à refaire nos lignes, que nous avons déjà deux prises, une truite et un achigan! Surprise pour eux; il y a de l'achigan dans lac Croche, ce qu'ils ignoraient. Passent alors devant nous le couple à qui nous avions parlé sur les quais, je leur montre notre truite! Malheureusement, je n'ai pas eu d'autre occasion de leur parler et de savoir s'ils ont eu du succès ou non. Lorsqu'à 18h nous sommes de retour aux quais, c'est 5 truites arcs-en-ciel (4 pour moi et une pour Carole), ainsi qu'un achigan (pris par Carole) qui sont sur la glace! Ainsi, malgré les bourrasques et la pluie, notre pêche a été pas si pire! En discutant avec d'autres pêcheurs, nous apprenons que tous le monde est bredouille, sauf un duo sur les quais en même temps que nous qui en ont pris une seule, ils en avaient aussi pris une de 5 livres la veille. Vous aurez deviné que notre soirée, bien au sec dans le camps, s'est déroulée dans la joie, les rires, et quel festin : achigan, truites arcs-en-ciel, saucisses chorizo ainsi que cette belle poêlée d'oignons et de patates, le tout généreusement arrosé d'un bon petit vin blanc! Le bonheur, ce soir-là, il était au camps #20! Au matin du mercredi, de la shnoutte dehors! Il pleut fort, très fort et il vente tellement que des fenêtres du chalet on voit les arbres bouger et sur l'eau du petit lac des Camps, c'est très agité. Il est 6h30 et le café est prêt, mais est-ce qu'on s'en va sur l'eau, sur le lac Missionnaire qui est très grand et où nous avions eu de la misère à naviguer l'an dernier? Vers 10h, il pleut encore, mais c'est moins pire, prise de décision, on met nos imperméables et on y va, en nous promettant de ne pas être téméraires et de rebrousser chemin si ça devient périlleux. Une fois aux quais du lac Missionnaire, quelques véhicules sont en attente, mais peu à peu les plus braves sortent les équipements et se préparent et s'engager sur l'eau. Malgré un capuchon d'imperméable bien en place, un monsieur nous fixe et soudain il dit : « Hey! Vous êtes la madame sur la photo au pavillon d'accueil! » D'autres pêcheurs demandent alors de quoi il s'agit, je sors alors mon Iphone et c'est la cohue pour voir la photo de Carole avec sa grosse truite de l'été dernier! Vers 11h, nous sommes prêts à naviguer, sous la pluie et contre le vent! Carole déroule son fil et soudain... oui, bang! Notre première mouchetée, une très belle de .81 livre qui se retrouve dans la glacière. En quelques heures, c'est en tout 4 mouchetées, dont une de 1.19 livre que j'ai prise, qui seront déjouées. Je croise d'autres embarcations, le nombre de prises varie de 2 à 7, et plusieurs nous disent aussi avoir pris des petits achigans et des perchaudes. De notre côté, c'est avec regret que nous décidons de quitter le lac bien avant la fin de l'après-midi, à cause de la température et de retourner au camps où nous prenons le temps de nous sécher, de changer nos vêtements, de nous faire un bon lunch et vers17h30 la pluie ayant cessée, nous en profitons pour faire un petit tour sur le lac des Camps où nous croisons le couple qui a l'autre camps sur le lac. On entend alors le monsieur qui dit : « Est-ce que c'est vous la madame qui a pris une grosse truite l'an dernier? » Ah ben là!! J'en reviens pas! Pas possible... pas moyen de rester incognito! Ça faisait bien une heure que nous patrouillions le lac, et niet, rien, aucune touche alors que les truites sont bien présentes au sonar. Puis je me prends au fond, puis quelques minutes plus tard, Carole ramène un gros tas d'algues au bout de sa ligne. Je mets alors le moteur à off, je ramène ma ligne et alors que ma cuillère est bien en vue, que vois-je aussi qui la suit, et bang! Une première mouchetée! Hum... Nous déroulions 55 pieds de ligne du côté de Carole et 65 pieds de mon côté. On se dit que nous n'avons peut-être pas la bonne stratégie, même si le sonar indique que la truite est entre 20 à 25 pieds de profond. Carole décide de ne dérouler que 30 pieds, moi 45 pieds et on décide de refaire un tour, même s'il commence à faire sombre et qu'il est presque 19h30. À peine avions nous décollé que voilà que ça mord sur la ligne de Carole. On rentre ainsi avec deux mouchetées et avec la quasi certitude que nous avons trouvé ce qui clochait. Au matin du troisième jour, devinez quoi? Il vente atrocement et, bien entendu, une petite pluie intermittente est de la partie. Vers 8h30, alors que la tasse de café est encore à moitié pleine, on décide de faire une petite heure et demi de pêche sur le lac des Camps, question de vérifier si notre hypothèse sur la profondeur était la bonne. Mais déjà la décision était prise : il faut qu'à 11h30 maximum nous soyons sur le lac Croche! Entre 9h15 et 10h30, deux mouchetées ont été prises en déroulant 35 pieds de ligne. Nos montages étaient simples : petite Toronto Wobbler argent et bleu pour moi, petit chapelet rose flashant de 12 pouces pour Carole, le tout suivi d'un bas de ligne de 24 pouces composé d'un émerillon, de fluo 8 lbs test et d'un petit hameçon pieuvre muni d'un bout de vers. Le ciel menaçant viendra retarder notre départ vers le lac Croche, et c'est à 12h30 que nous arrivons finalement sur les quais du grand lac. Bonne nouvelle, la pluie a cessé! Sur place, un couple s'affaire à plier bagage en nous disant qu'ils en ont pris trois durant la matinée, mais voilà encore d'autres qui reconnaissent Carole! Elle est ma star à moi! Parle, parle, jase, jase sur les quais, on se fait dire que le lac Croche a la réputation d'être le lac le plus difficile de la pourvoirie ex-aequo avec le lac Missionnaire. Loin de nous inquiéter, Carole et moi, on demande aux autres comment ils pêchent et avec quoi, et on explique ce que nous on fait. Une fois sur l'eau, le vent souffle toujours, mais j'ai mon moteur 6hp qui nous permet de nous déplacer. La pêche est phénoménale... pour nous! Ça devient presque gênant! On voit plusieurs chaloupes au fond de la baie à droite, et nous décidons que nous, on y va pas!! On croise des duos qui sont bredouilles, des gens qui nous disent que leur groupe de 4 personnes n'a pris qu'une seule truite depuis 4 jours, d'autres qui s'approchent et viennent nous parler, ayant vus de loin que... moi j'ai toujours l'épuisette en mains! Bien oui, Carole accumule les prises a un rythme déconcertant, alors que moi, en spectateur, je suis toujours en attente de ma première arc-en-ciel de la journée. Ça devient indéniable que si on me pose la question « il est où le bonheur, il est où? » je réponds sans hésiter qu'il est dans ma chaloupe! Je pense que ça se voit, n'est-ce pas? Et puis, ça débloque et j'en prends enfin une, puis une autre! Il faut bien que Carole pratique elle aussi son coup d'épuisette! La pêche est tellement bonne que nous prenons le temps de discuter avec d'autres duos sur l'eau afin de leur expliquer comment on pêche. Ce que je vois des autres c'est qu'ils longent les berges et sortent quelques pieds de fil, ayant comme montage des petites cuillères. Les autres duos nous disent qu'ils ont étonnés de nous voir naviguer au centre et au milieu du lac, loin du bord, alors que, me disent-ils, la truite, ça se prend sur le bord et dans les baies! Voici une carte du lac, les points rouges indiquent là où nous avons pris une truite, les lignes rouges indiquent où nous avons passé la majeure partie de notre temps et où nous avons pris la majorité de nos poissons. Le carré bleu indique la baie où la majorité des pêcheurs s'entassaient et où nous avions décidé de ne pas aller. Nous pêchions avec un montage désormais devenu classique et bien connu des lecteurs de ce forum, un montage mis au point par notre collègue Mirage : Plomb keel d'une once, chapelet de 24 à 36 pouces, émerillon, bas de ligne en fluo ou en mono, hameçon slow death muni parfois d'un vers de terre, parfois d'un killer crawler. Mais comme je vous ai dit que la pêche était vraiment bonne, j'ai essayé des choses, notamment un montage de deux ondulantes Williams comme ceci : Le tout était suivi d'une agrafe, d'un bas de ligne de 20 pouces et de ce yo-zuri qui m'avait été conseillé par André Morin. Vers 18h, nous sommes rentrés aux quais parce qu'on commençait à avoir une petite faim, satisfaits de notre pêche. Une fois au chalet, le monsieur installé dans l'autre chalet sur le même lac vient me parler et c'est vraiment très plaisant comme conversation. Il enfile les anecdotes, lui il vient à cette pourvoirie depuis 22 ans et se souvient du temps où il se prenait de la mouchetée indigène. Mais ce qui retient son attention, c'est le fait que je suis accompagné d'une femme qui aime la pêche. Il me dit : « Avoir une femme comme ça, c'est certain que vous êtes béni de Dieu », et il me parle de la photo qui est sur le mur à l'accueil, du fait que désormais Carole est en quelque sorte au Temple de la Renommée de la pourvoirie et qu'il nous souhaite de pouvoir venir encore souvent en ces lieux! La dernière nuit est difficile : impossible pour moi de fermer l'oeil tellement il pleut fort et tellement c'est bruyant lorsque l'eau cogne sur la toiture en métal. Vers 5h00 du matin, je me lève, je vais me faire un café et j'attends que Carole se réveille, elle qui a fini par s'endormir un brin. Nous voulions pêcher quelques heures sur notre petit lac à mouchetées, tout en étant conscients que l'heure du départ à la pourvoirie est 11h. À 8h30, nous sommes prêts, on se dit que nous avons deux belles heures devant nous. Au final, ce sera 5 belles mouchetées qui viendront visiter notre épuisette! Elles ont toutes été prises à la traine en déroulant 45 pieds de ligne. À l'accueil, lorsque nous déclarons nos prises, nous nous faisons confirmer ce que nous savions déjà : Nous sommes très au-dessus de la moyenne! Nous repartons avec 13 mouchetées, deux limites d'arcs-en-ciel en plus de ce que nous avons dégusté sur place. À bientôt pourvoirie Chevreuil blanc! ** N.B. quelques fautes corrigées à 21h54. Merci de me les avoir signalées!
  12. Invite-nous dans ton spot à dorés et je te donne l'exclusivité des comptes-rendus de mes aventures et tu pourras les vendre au Journal de Montréal!
  13. ...pas dans le sac, mais dans la glacière! Malgré les vents, les pluies de toutes sortes, Carole a eu du bon temps au Chevreuil blanc encore cette année! Restez à l'écoute, les détails s'en viennent... P.S. : les récits sur ce forum et celui sur l'autre forum contiendront chacun des détails originaux!
  14. Ouain, je fais dur de ne pas être venu moi-même raconter ce récit de nos aventures. Heureusement que Mirage veille aux grains!
×
×
  • Créer...