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buddy longway

Le jour de l'initiation

Voir un enfant prendre son premier poisson vient toujours nous chercher. On aime voir leur sourire, répondre à leurs questions et écouter longuement les histoires qu'ils raconteront à leurs parents et familles. Malgré tout, on peut parfois avoir de la difficulté à leur partager notre passion. C'est donc par le biais de ce texte que je vais essayer de vous aiguiller vers le succès.

Premièrement,

il faut trouver la raison qui nous motive à initier notre jeune. Voulez-vous lui transmettre le goût de la nature, la passion de l'aventure, le calme de la nature ou encore le respect de la nature? Il y a plusieurs bonnes réponses. Pour éviter d'être déçu, il faut choisir un objectif réalisable. Si on tente de montrer que la pêche est un moyen de relaxer dans la nature et que nous choisissons un lac envahie de plaisanciers durant le jour, nos chances de réussite sont nul. Si on tente de montrer que le poisson donne de très gros combats et que nous choisissons la perchaude, encore là, on s'est trompé. Par conséquent, pour transmettre notre passion à un jeune, il faut lui transmettre l'aspect de la pêche que nous aimons.

Deuxièmement,

il ne faut pas trop mettre de pression. Par exemple, il ne faut pas se dire:«Il faut que tu prennes ton achigan» même si la prise d'un achigan à petite bouche peut être vraiment excitant. On ne doit pas les stresser ou les pousser, surtout les plus jeunes qui se sentiraient triste de ne pas avoir pris "x" poisson. Pour commencer l'initiation, on entend souvent dire qu'il est bien que ça morde. C'est vrai, mais ce n'est pas obligatoire puisque la pêche, ce n'est pas juste le fait de prendre des poissons. On peut très bien passer une journée très plaisante en prenant quelques poisson et en diversifiant les activités. Faire un repas sur la berge, jouer dans le sable, arrêter prendre une marche dans la forêt ou les laisser conduire le moteur peut vraiment les rendre maniaques à cette belles activité et les souvenirs qu'ils auront seront parfois meilleurs que les poissons. Essayer de prendre un poisson plus dur à leurrer est plus valorisant et les plus vieux pourraient plus apprécier. L'endroit choisi importe peu à mes yeux. Je ne crois pas que les piscicultures sont les seules endroits convenant aux enfants. On peut passer une magnifique journée sur un quai à sortir des barbottes. Petite note, l'hiver est un bon moment pour l'initiation puisque les initiés ont beaucoup de choses à faire, comme le déglaçage des trous, la vérifications des appâts, jouer avec les poissons dans le vivier :) ou pelleter de la neige.

En conclusion,

La pêche est une activité qui est praticable à tous les âges et il ne faut pas hésiter à apporter des nouveau pêcheurs avec nous. Ce qui déterminera en majeur partie notre succès sera la façon dont nous les initions. Il faut être prêts à tout et se dire que aujourd'hui, c'est LEUR journée.

Bonne pêche B)

le Jaseur-Pêcheur.

buddy longway

La rivière Saint-Charles a déjà été une rivière à saumon. Aujourd'hui, la rivière est vide de poisson indigène sportif. Il y a une population de carpe dans le coin de la basse ville, mais le tronçon de rivière qui me préoccupe est situé entre le barrage Saint-Jacques et la chute Kabir Kouba. Cette section est vraiment vide.

En ce moment

Il y a un événement qui se nomme pêche en ville. Cet événement a pour but de promouvoir la pêche par l'entremise d'ensemencements de truites mouchetées au mois de Juin. Cette activité offerte au grand public possède une grande lacune, il ne reste que très rarement des poisson après la venue de plusieurs pêcheurs. Je vais vous décrire en gros comment tout cela se passe. Grands et petits sont cordés sur la rive en l'attente de truite mouchetée qui viennent d'être déposées dans la rivière. Rien de plus "put and take" si vous me permettez l'expression. J'ai fréquenté un peu ces ensemencements. Ils sont quand même plaisant, mais je ne crois pas y re-participer cette année. Du moins, si j'y vais, se sera à la mouche et ce après la venue des grandes foules.

Mon projet

Je regarde la rivière Nicolet ou la rivière Yamaska et elle ne possèdent rien de plus que ma Belle Saint-Charles. :wub: La lacune de la rivière Saint-Charles est que les truites n'ont pas la chance de rester assez longtemps dans la rivière. Pour réussir mon projet, il faut une section avec remise à l'eau obligatoirement. Aucune pêche avec appât dans cette zone. Seulement la pêche à la mouche et aux leurres artificiels. Il y aurait aussi une section où les poissons pourraient être gardés, mais un cota très limité serait appliqué. Peut-être même avec une taille à respecter. Une carte de membre serait obligatoire. Le prix de la carte ne doit pas être trop cher sinon les gens ne le payeront pas. Une carte aux alentours de 10 à 20 dollars serait acceptable. Plus le prix est élevé, mieux est le service. Il y a plusieurs associations de pêche près de cette rivière alors ils pourraient contribuer à mon idée.

Conclusion

C'est un beau projet qui peut être réalisé puisque la ville est en plein développement de cette région. Elle est en train de faire un parcours d'arbre en arbre dans ce coin de rivière. Cette rivière est vraiment magnifique. On a l'impression de pêcher dans un canyon. L'érosion sur des centaines d'année a crée des caps de roches de plus de 50 mètres. C'est une rivière que l'on aurait avantages à développer plus.

pêche en ville: http://www.pecheenville.org/home.html

Société de la rivière Saint-Charles: http://www.societerivierestcharles.qc.ca/parclineaire1.html

Son histoire: http://fr.wikipedia.org/wiki/Rivi%C3%A8re_Saint-Charles

buddy longway

La pêche n'est plus ce qu'elle était...

Avant...

Si tu avais vu les monstres du temps...

Combien de fois avons nous entendu ces phrases? Bien plus qu'il n'en devrait est ma réponse. La pêche a évolué et le nombre de pêcheurs aussi. Il y a eu un pas majeur qui a gravement changé le monde de la pêche; la remise à l'eau. On ne parle pas ici de remettre les poissons trop petits mais bien d'allé pêcher et de remettre les poissons à l'eau. Cette pratique déconcerte les gens qui ne connaissent pas la pêche ou qui ne connaissent pas la remise à l'eau, mais elle a un but bien important et c'est de garder une qualité de pêche acceptable.

Il y a déjà eu un très bon article d'écrit sur la remise à l'eau alors je saute certaines règles de la remise à l'eau qui sont, en majorité, connues de tous. Les plan de gestion du touladi et du doré misent sur un aspect que j'aime bien; protéger nos ressources avant d'être obliger d'ensemencer. Des études prouvent que les poissons née en dans un plan d'eau sont plus apte à survivre que ceux ensemencés. Les pêcheurs sont plus nombreux et la solution la plus simple serait d'ensemencer chaque année des spécimens dans les plans d'eau que l'on désire mais au Québec nous avons encore la possibilité de prendre des poissons indigènes alors pourquoi toujours chercher à en ensemencer?

Dans la majorité des cas, les poissons ensemencé ne sont pas fertile alors il faut perpétuellement en ensemencé pour garder une certaine qualité de pêche. On peut donc facilement en déduire que ça coûte plus chère. Nous sommes dans une société de consommation et les pêcheurs veulent du poisson. Il ne sont pas tous prêt à attendre un à deux ans pour pêcher leurs lacs sans être un danger pour la faune halieutique. Les pourvoiries utilisent souvent l'ensemencement pour avoir une bonne qualité de pêche. Si ils sont maintenant obligés d'utiliser l'ensemencement, c'est parce qu'il y a eu un abus un moment donné. Je ne critique pas à 100% l'ensemencement car ça permet de voir d'autres espèces de poissons comme la carpe, la truite arc-en-ciel, la truite brune et le crapet vert. Ça rend en même temps ces espèces plus accessible. Un pêcheur peut maintenant prendre de la truite rouge (omble chevalier) sans aller dans les rivières du nord Québécois. Des paradis on même été créer grâce à l'ensemencement comme le ac Memphrémagog, le lac Ontario, le lac Champlain et beaucoup d'autres.

Quand il y a une façon de protéger la ressource indigène, je préfère toujours me priver et attendre. C'est un plus que de garder nos ressources indigènes. Nos poissons indigènes connaissent déjà leurs lieux de frayère. Un peu d'huile de coude peut être parfois nécessaire pour améliorer les frayères mais se n'est pas un bien gros désavantage.

Il y a toujours eu un équilibre dans la nature. Si il est perturbé, c'est la faute de l'humain alors tentons de protéger nos ressources indigènes. Oui, nous aurons assurément à se priver. Je souhaite que les lacs du Nord n'aient jamais à se faire ensemencer pour garder une bonne qualité de pêche.

Ensemencer ou protéger? Les deux ont leur place selon le cas présenté.

Buddy---le jaseur pêcheur---